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En attendant la finalisation du nouveau site Web de l'ANHMS, voici une:

Vidéo présentant les activités du siège de l'Association

Adresse:

Siège de l'ANHMS
15, Route du Front de Terre
Tél/Fax: (+221) 33 864 70 30
Tél: (+221) 77 438 22 90
B.P: 17 465 Dakar – Liberté
http://www.anhms.com
E-mail: handimoteursen @ yahoo.fr

Section féminine de l'ANHMS
http://anhms.courantsdefemmes.org/

Vidéo:

Vidéo réalisée par APANEWS
Durée: 15 min,
Format: Shockwave-Flash,
Transcription: Handicap.sn,


Contenu audio de la vidéo:

Au siège de l’Association nationale des handicapés moteurs du Sénégal, chacun fait son petit métier pour le bien de tous.

Ici, c’est un salon de coiffure qui est autonome malgré le fait que ses animatrices sont formées dans ce centre.
Là, un atelier de couture.
Non loin, un atelier de batik.
Ndak y a appris la couture et elle exerce sur place mais elle est aussi une grande sportive. C’est fièrement qu’elle affiche la carte qui témoigne de sa participation au championnat mondial des handisports africains.
- NDAK : « ça n’a pas été facile de faire du sport et de suivre des cours de couture en même temps mais beaucoup de personnes m’ont encouragées à persévérer. Et depuis, ça va. Je fais les deux en même temps. »

Le plus original est que ce centre abrite la première cordonnière du Sénégal en la personne de Astou Ndiaye.
- ASTOU : « Je tricotais des tiges de chaussures et les cordonniers terminaient le travail. Ensuite, Yacine m’a invitée à suivre une formation de cordonnerie au Centre. Les femmes handicapées m’ont beaucoup encouragée à leur fabriquer des chaussures. »
- Formateur en cordonnerie : « Lorsqu’elle est venue la première fois pour que je lui apprenne le métier, j’en fus vraiment heureux, et j’ai tout fait pour qu’elle réussisse. Le métier n’appartient ni à l’homme, ni la femme. Le métier appartient à celui ou à celle qui le pratique. »

Que ce soit Astou, Ndak ou d’autres, pour la douzaine de personnes qui travaillent ici, elles se refusent à toute fatalité.
- YACINE : « mis à part notre handicap, on est des êtres humains, des gens qui ressentent, qui ont envie de progresser dans la vie. Parce que le handicap, il ne faut pas qu’on s’apitoie sur notre sort. Là, l’association a réussie à initier des formations. On a reçu les métiers donc le savoir faire, l’expertise est là. Alors pourquoi ne pas montrer aux gens que malgré le handicap, on est capables de faire des choses extra ordinaires et votre visite au centre vous édifie sur ce que les handicapés peuvent faire. »

Tous ces combats que livrent les personnes handicapées contre la vie et ses péripéties vise également à palier le déficit de prise en charge et de considération du aux personnes handicapées.
- SG ANHMS : « On a bien des choses qui ont été faites, par l’Etat, par certains organismes, par nous même – en tant que personnes handicapées – sur le plan mentalités on a beaucoup changé. Mais ce qu’il reste effectivement à faire c’est qu’un cadre juridique qui nous permette de bien poser nos problèmes et défendre ces problèmes là qui sont réglées par la législation sénégalaise. »


Aujourd’hui la chose la plus attendue, c’est la définition d’un cadre juridique qui protège et promeuve les personnes handicapées. Toutes proportions gardées, elles représentent selon les statistiques le dixième de la population.
- SG ANHMS : « ça va porter sur toute la vie du pays, c'est-à-dire Santé, Education, Formation, Intégration … la loi va prendre en charge ces aspects là. Par rapport aux transports, aux barrières architecturales, tout cela est prévu dans le texte qui est en cours d’adoption.
ça veut dire que demain, si c’est adopté, une société ou bien une entreprise ne pourra pas dire que ‘’ je n’ai pas recruté une certaine personne parce qu’elle est handicapée ‘’ ou bien te regarder simplement et te dire ‘’ Non, tu es bien mais tu es handicapé ‘’ parce que la loi est là et il faut l’appliquer comme le code du travail, tu as un cadre et tu es tenu de respecter ce cadre là.

Plus de 200 personnes handicapées, dont 70% de femmes ont été déjà formées dans le cadre de ce projet, dans les métiers de la coiffure, la couture, la cordonnerie, la maroquinerie, la teinture, l’informatique, la fabrication de poupées traditionnelles et la photographie.
- YACINE : « Ces ateliers que vous voyez là sont les ateliers du GIE Handi Eco. Donc comment nous procédons : c’est par la vente, nous vivons que par la vente et des expos. Tous ce que nous gagnons pendant le mois, je vais faire la comptabilité, et une partie on va acheter du matériel pour renouveler notre stock, une autre partie leur sera distribuée comme salaire et une autre partie que l’on réserve pour l’électricité et pour payer le gardien etc. C’est comme ça que nous fonctionnons. On ne garde rien. Parce que c’est difficile, les ventes c’est difficile. »

Les efforts personnels des animateurs de ce centre se heurtent aussi parfois à certaines difficultés qui entravent l’auto prise en charge.
La réhabilitation de ce cyber café, par exemple, figure parmi ces difficultés et constitue une priorité. L’association refuse cependant de baisser les bras et cherche les moyens de financer et rentabiliser la structure. [fin de la transcription].